
A 15h, dans les loges du Réservoir, deux des quatres membres des Birdy Nam Nam nous ont reçu pour une interview.
Pour enregistrer votre nouvel album, vous vous êtes isolés en dehors de la région parisienne, est-ce que l’endroit où vous composez est important pour vous ?
Birdy Nam Nam : Ca nous a paru essentiel, on voulait s’isoler, se retrouver à quatre, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait de la musique ensemble. On avait beaucoup tourné ensemble, on voulait recréer. On voulait être dans de bonnes conditions, tous ensemble. Sans les impératifs de la vie parisienne et de la vie tout court. On a pu bosser tranquille, entre nous et ça s’est très bien passé. On a bien travaillé, on a bien mangé. On a fait que ça en fait. On était aussi à l’écart des tentations, genre sortir se bourrer la gueule avec des potes. Mais on a quand même bien bu. Sinon on est content de ce qu’on a produit jusqu’à maintenant. Ce ne sont que des démarrages de chanson pour le moment, mais ce sont des bons démarrages.
Lors de la sortie de votre premier album en 2005, vous aviez expliqué que vous aviez travaillé de manière totalement instinctive pour le faire, en partant un peu dans tous les sens. Est-ce qu’aujourd’hui encore vous procédez de cette manière ou est-ce vous êtes un peu plus méthodique ?
Birdy Nam Nam : C’est sûr qu’on le fait de manière un peu moins instinctive dans le sens où, on sait un peu plus où on va tout de suite avec un morceau. Alors qu’avant on se laissait porter, effectivement. Mais, en même temps, on garde cet échange très spontané où l’un va trouver une mélodie et l’autre va suivre. La musique qu’on fait, elle reste instinctive dans le sens où on n’a pas de méthode de travail définie. Aujourd’hui, on a évolué, on utilise des synthés, on programme aussi, on produit plus qu’avant. C’est une musique qui est différente des deux premiers albums. Mais ça reste assez primaire comme manière de faire, si une mélodie nous inspire, on commence un truc.
Est-ce que vous faites une différence, dans la préparation de vos lives, suivant que vous jouez dans un festival ou les gens qui sont présents ne sont pas forcément venus pour vous ou lors d’un concert où vous êtes l’unique artiste ?
Birdy Nam Nam : Non, pour nos lives nous ne faisons pas de différences. La seule chose qui peut varier c’est la longueur, vu que dans les festivals on nous impose un timing. Ce soir ça sera une heure quinze, c’est parfait. Ca va le faire.
Votre nom de groupe, c’est parti d’une blague (en reprenant une réplique d’un film). Maintenant, avec le recul, vous en êtes toujours content ?
Birdy Nam Nam : C’est vrai que c’était un délire au départ, et on l’a gardé. Ce qu’il a de bien c’est qu’il ne représente pas ce que tu fais. Il y a des groupes, rien qu’à leur noms, on sait ce qu’ils font comme musique. Birdy Nam Nam, c’est impossible de savoir, et ça ça nous fait bien marrer. Ca nous faisait rire aussi d’avoir un nom rien à voir. Surtout qu’à l’époque, on était dans le milieu des compétitions et que tous les noms c’était “Scratch”, “One Again”, que des trucs de poseurs quoi. On a voulu se démarquer en prenant un nom ridicule qui sonne comme ça.
Concernant internet, on a vu que vous aviez plus de cent mille fans sur votre page Facebook. On voulait savoir si c’était vous qui vous occupiez personnellement de cette page et répondiez à vos fans ?
Birdy Nam Nam : La vérité c’est que c’est des gens de notre maison de disque qui ont créé la page et gèrent le truc. Mais on reprend un peu la main, on poste des trucs de temps en temps. On a envie de revenir à ce truc là, car on a un peu lâché internet, c’est vrai. On est conscient de l’importance du truc, car la plupart des gens qui nous écoutent sont intéressés par internet, c’est la génération internet. On peut pas passer outre ça. Et puis, c’est l’avenir internet donc, quelque part, c’est complétement con que de se sabrer.
Propos recueillis par Zoé et Maxime